Dans un message intitulé « La nation est en péril », les évêques expriment leur vive inquiétude face au projet de changement de la Constitution et appellent à la responsabilité collective.
Le message des évêques intitulé « La nation est en péril » constitue une prise de position ferme face à la situation sociopolitique actuelle en République démocratique du Congo, notamment en ce qui concerne le projet de changement de la Constitution. Publié dans un contexte de fortes tensions politiques, ce texte exprime une vive inquiétude et appelle à la responsabilité tant des dirigeants que du peuple.
Dès l’ouverture, les évêques dressent un constat alarmant : « La nation est en péril ». Par cette affirmation, ils soulignent la gravité du moment présent, marqué par des incertitudes politiques et des risques de déstabilisation des institutions. Selon eux, certaines initiatives en cours, en particulier celles liées à la réforme constitutionnelle, sont susceptibles d’aggraver les tensions existantes.
Une opposition claire à la réforme constitutionnelleLa position des évêques sur le changement de la Constitution est clairement critique. Ils mettent en garde contre toute modification de la loi fondamentale dans le contexte actuel. « La Constitution n’est pas un instrument à manipuler au gré des intérêts politiques », affirment-ils, traduisant ainsi leur refus de voir ce texte fondamental utilisé à des fins partisanes ou personnelles.
Leur opposition repose sur plusieurs raisons majeures. D’abord, ils craignent que ce projet ne fragilise davantage la cohésion nationale dans un pays déjà traversé par de profondes divisions. Ensuite, ils estiment que les priorités du moment ne résident pas dans une réforme constitutionnelle, mais dans la réponse aux défis urgents auxquels la population est confrontée, notamment l’insécurité, la pauvreté et les inégalités sociales. Enfin, ils redoutent que ce processus ne compromette les acquis démocratiques en remettant en cause les équilibres institutionnels.
Un appel à la responsabilité et à la vigilanceDans cette perspective, les évêques rappellent que « le peuple congolais aspire à la paix, à la justice et à la vérité ». Ils insistent sur le fait que toute réforme politique doit répondre à ces aspirations profondes, et non les détourner. Ils appellent ainsi les dirigeants à faire preuve de responsabilité et à privilégier le bien commun.
Le message s’adresse également aux citoyens, invités à rester vigilants et engagés. « Nous appelons tous les fils et filles du pays à faire preuve de responsabilité », déclarent-ils, encourageant une mobilisation pacifique pour défendre les valeurs démocratiques et l’État de droit.
En définitive, ce message apparaît comme un avertissement clair contre le projet de changement de la Constitution dans le contexte actuel. Les évêques y défendent la stabilité institutionnelle, la cohésion nationale et le respect des aspirations du peuple, tout en appelant au dialogue et à la sagesse politique afin d’éviter une aggravation de la crise.
Texte et Photo: Fr. Lwanga Kakule
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