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La Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques se tiendra à Belém, au Brésil, du 10 au 21 novembre 2025

La Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques se tiendra à Belém, au Brésil, du 10 au 21 novembre 2025

  • 7 novembre 2025
 
La famille Combonienne à la COP30 pour la justice climatique et la transition écologique


Avant-hier, Kinshasa (République démocratique du Congo), où je travaille, a été frappée par une violente tempête, provoquant des inondations généralisées. Ce phénomène est de plus en plus fréquent et nous inquiète, car nous pensons aux populations défavorisées vivant dans les collines ou en périphérie qui, en quelques heures, voient leurs maisons inondées ou détruites, des routes impraticables, et font face à une multitude d'autres problèmes.

Il est temps de dire stop. Demain matin, accompagné de Mr. Gabriel Manima Mpela, un missionnaire laïc combonien, nous partons pour Belém del Parà, au Brésil, où nous participerons à la COP30 avec une importante délégation de la Famille combonienne (40 participants, consacrés et laïcs) venus de tous les continents.
Nous voici à la trentième édition de ces rencontres internationales, où sont débattus les problèmes environnementaux et les solutions potentielles pour la préservation de notre Maison Commune, de plus en plus menacée par l'effet de serre à l'origine de la crise climatique. Des progrès ont été accomplis dans ce domaine, mais ils restent insuffisants pour sauver la planète et l'avenir de l'humanité.

À Belém, unis aux mouvements citoyens et porteurs d'espoir, nous exigerons la justice climatique. Nous participerons au «Dôme des peuples» et ferons entendre nos voix, notamment celle de la République Démocratique du Congo, un exemple éloquent pour toute l'Afrique: une terre riche, mais appauvrie depuis des siècles par le modèle économique d'extraction et d'exploitation. Un continent qui pollue peu, mais qui paie le prix de la pollution mondiale.

Nous affirmerons clairement qu'il est contradictoire d'utiliser les bénéfices de l'extraction pétrolière, fruit de la destruction systématique des forêts, pour financer la prétendue transition écologique. Nous appelons à une conversion écologique et demanderons aux pays riches de reconnaître et d'assumer leur dette sociale et écologique; de s'engager à promouvoir un financement climatique abordable et efficace qui n'alourdisse pas la dette des pays pauvres ; et de construire une alliance avec les pays du Sud pour une justice éthique et durable. Nous une gouvernance avec la participation des peuples autochtones et des communautés locales afin de mettre en œuvre des politiques de décroissance pour réduire les émissions de CO2.

Nous espérons que cette réunion ne sera pas simplement une énième réunion infructueuse de plus, mais l'occasion d'un changement moral radical et nécessaire, conforme aux principes de l'écologie intégrale.

P. Fernando Zolli
 
 

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